Aéro-Club de Saint-Dizier Robinson - 34 Rue Godard Brulliard - 52100 Saint-Dizier - Tél/fax: 03 25 05 04 67

Rétrospective

Le Reims Aviation Cessna 150


Notre aéro-club s’est équipé en 2006 d’un quatrième appareil, un Reims Aviation Cessna 150, biplace ailes hautes et train fixe, c’est un avion d’apprentissage idéal.

Entièrement métallique et extrêmement robuste, cet avion aux lignes élégantes est facile à piloter, il décolle et atterrit sur tous terrains et sur de courtes distances, son confort est remarquable.

Sa planche de bord simple reste accessible aux pilotes débutants et comporte tous les instruments inhérents à un avion moderne, il est aussi équipé pour la navigation
VFR de jour et de nuit.

Le Cessna 150 est l’avion de tourisme par excellence. En effet, sa robustesse et sa facilité d’entretien font de lui un appareil très populaire, cet avion figure parmi les modèles les plus répandus au sein des écoles de pilotage, ce qui garantit un niveau de sécurité optimum.

Ses autres avantages: un coût modéré, ses possibilités d’évolution à faible vitesse, un train d’atterrissage très résistant, une visibilité excellente, un rayon d’action de 700 kms et une vitesse de croisière de 195 km/h.


 
  Nos partenaires, qui ont aidé notre association à finaliser son projet.       
                
 La Région Champagne-Ardenne                       
 Conseil Général de la Haute-Marne                 
 Crédit Agricole                  
 Lions Club de Saint-Dizier Grand Der                
 Ville de Saint-Dizier
 
 

Caractéristiques du Cessna 150:

Equipage: 2
Envergure: 9,97 m
Longueur: 7,29 m
Hauteur: 2,63 m
Surface alaire: 148 m²
Masse à vide: 480 kg
Masse maximale au décollage: 725 kg
Distance franchissable: 495 à 764 nm (environ 910 à 1416 km)
Vitesse de croisière: 105 noeuds (environ 195 km/h)
Plafond opérationnel: 12650 ft (3855 m)
Motorisation: 1 Teledyne Continental 0-200A de 100 ch




 
Vendredi, 11 août 2006 Rétrospective

Il y a soixante disparaissait Antoine de Saint-Exupéry

Le 31 juillet 1944, Le commandant Antoine de Saint-Exupéry, pilote au groupe de reconnaissance 2/33, s’installe, sans dire un mot, dans son Lightning P38 n°223, modifié en F-5 B un avion de reconnaissance non armé, avec à l’avant des caméras à la place des mitrailleuses.A 8h45, il décolle du terrain de Bastia- Borgo, en Corse, pour une mission de reconnaissance au-dessus des Alpes destinée à préparer le débarquement en Provence.
La trace du P38 de Saint-Ex est suivie par les radars alliés depuis la Corse jusqu’à son passage au-dessus des côtes françaises, peu avant 9h30. Les conditions météorologiques sont bonnes. Le pilote devait normalement franchir de nouveau le littoral français vers 11h30 pour rentrer vers 12h45, une fois sa mission achevée. Il ne reviendra jamais.
Ainsi s’évanouissait dans les brumes de la guerre, à 44 ans, un homme aux multiples facettes, exceptionnel : pilote civil, pionnier des lignes Latécoère et de l’Aéro-postale, pilote de guerre, inventeur, il déposa onze brevets dont plusieurs furent exploités, prestidigitateur (brillant dans ses tours de cartes), conférencier, journaliste, écrivain…
Né en juin 1900 à Lyon, Antoine de Saint-Exupéry reçoit son baptême de l’air sur Berthaud-Wroblewski à Ambérieu, non loin de sa maison familiale de Saint-Maurice-de-Rémens, en juillet 1912. Il fait son service militaire à Strasbourg, puis à Rabat où il obtient son brevet de pilote militaire en décembre 1921.
Reçu aux EOR, il est libéré avec le grade de sous-lieutenant en juin 1923. Il fera plusieurs périodes de réserve par la suite. Saint-Exupéry entre à la compagnie Latécoère, à Toulouse, en 1926, après avoir obtenu son brevet de pilote de transport public. Il sera un des pionniers de légende qui ouvrent les lignes du sud, vers Dakar. La ligne donne un sens à sa vie.
Elle inspire Courrier Sud (1929), Vol de nuit (1931), Terre des hommes (1939) et bien des lettres et préfaces qu’il rédigera. Il est chef de place à Cap-Uby en 1928 et directeur de l’Aerospota Argentina en 1929. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à 29 ans. Ses amis s’appellent Guillaumet et Mermoz, et son chef, Didier Daurat.
Les années 35 à 39 voient Saint-Exupéry tenter des raids aériens, prononcer des conférences, toucher au métier de journaliste comme grand reporter en Union Soviétique, puis en Espagne à deux reprises pendant la guerre civile. Il écrit.Saint-Exupéry, pilote expérimenté et capitaine de réserve (promu en 1937), est rappelé en septembre 1939. Il s’engage avec détermination dans un combat déséquilibré face à la puissance allemande. Les accidents qu’il avait eus, notamment en Libye (1936) et au Guatemala (1938), ont laissé des séquelles. « Mes vieilles fractures me font mal ». Mais il refuse toute affectation protégée et entreprend de nombreuses démarches pour être en première ligne. Sa notoriété, à ses yeux, exige qu’il y soit, malgré son âge (39 ans). Il ne peut pas se résigner à n’être que témoin.Fin novembre 39, il est affecté au groupe de reconnaissance 2/33, à l’escadrille de « la Hache », qu’il rejoint à Orconte, près de Saint-Dizier. L’unité, équipée de Potez 63 puis de Bloch 174, est touchée par des accidents et des disparitions « d’équipages non rentrés ».Les Messerschmitt fauchent le ciel. Ils ont néanmoins du mal à rattraper le Bloch 174 à haute altitude. À partir de mars 1940, Saint-Exupéry vole comme tous les autres pilotes de l’unité. Sans être le meilleur, il est néanmoins un bon pilote. Il tient dignement sa place. Le 23 mai 1940, il exécute au-dessus d’Arras sa première mission de guerre, sur Bloch 174. Elle donnera naissance plus tard à Pilote de guerre. À partir du 10 juin, l’unité recule pour terminer fin juin sa course à Alger. Les réservistes sont démobilisés. Saint-Exupéry rentre en France en juillet 1940. Pourquoi ne rejoint-il pas alors de Gaulle, lui qui n’était pas du côté de Pétain ? D’où viendra le salut ? Saint-Exupéry pense qu’il ne viendra pas de Grande-Bretagne, trop petite à ses yeux pour repousser et écraser les forces nazies.

Comme en 1917-18, il pense qu’il viendra des États-Unis : il faut parler aux Américains. L’opportunité de se rendre de l’autre côté de l’Atlantique lui est bientôt offerte. Appelé pour y recevoir le National Book Award pour Wind, Sands and Stars (traduction de Terre des hommes), il s’exile à New-York. Il continue le combat avec son autre arme: l’écriture.

Début 42, il publie Flight to Arras (version anglaise de Pilote de guerre qui ne sortira que fin 42 en France et sera interdit par Vichy) et, en 43, Lettre a un otage et Le petit prince. Pendant son séjour américain il apporte au « War department » ses connaissances aéronautiques, géographiques et techniques : il participe déjà à l’oeuvre libératrice. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, malgré son état de santé qui n’avait pu s’améliorer et son manque d’entraînement au pilotage, il entreprend mille démarches pour retrouver ses camarades de « la Hache ». Il réussit à les rejoindre le 4 juin 1943 à Oujda. Le groupe 2/33 est désormais équipé du tout nouveau Lockheed P 38 Lightning.

Apprivoiser ce fauve n’est pas chose facile pour ce dompteur trop volumineux, trop raide, trop vieux (selon les règlements, il a 13 ans de trop pour piloter un tel avion). Mais il met les bouchées doubles. Pressent-il alors qu’il s’agit là de son dernier combat ? Il est promu commandant en juin 1943.
Sa relation avec le commandement américain, sous l’autorité duquel se trouve placé le groupe 2/33, est quelque peu houleuse. Des incidents en vol le conduisent à quitter l’escadrille le 30 août 1943. Pendant plusieurs mois, Saint-Exupéry multiplie les démarches pour y revenir. Dans ses interventions, il frappe de plus en plus haut. Il rejoint l’escadrille au printemps 1944 à Aighero en Sardaigne pour un nombre limité de missions. Il reprend l’entraînement. Il totalise plus de 80 heures de P 38 quand il décolle de Borgo le 31 juillet pour sa deuxième mission de guerre sur cet appareil. Il ne rentre pas.

© Adapté d’un article paru dans le magazine Air Actualités en juin 1994

 
Son avion est retrouvé au large de Marseille !
 
Le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) a annoncé mercredi 7 avril 2004, que des morceaux de son avion ont été retrouvés au large de Marseille, quelque 60 ans après sa disparition le 31 juillet 1944.

Une pièce de P38, remontée cet automne à l’est de l’île de Riou, dans le secteur où un pêcheur avait trouvé en 1998 une gourmette au nom de l’aviateur, a été identifiée comme appartenant à l’appareil de l’écrivain, selon le DRASSM, basé à Marseille, qui dépend du ministère de la Culture.

Sur le bracelet figure la mention gravée: « Antoine de Saint-Exupéry (Consuelo) – c/o Reynal and Hitchcock Inc. – 386 4th Ave N.Y. City – USA ».
Consuelo était l’épouse de l’écrivain, les inscriptions correspondent aux nom et adresse de l’éditeur new-yorkais qui a publié le « Petit Prince » en anglais en 1943 qui aurait offert le bijou.

Une chose est sûre désormais, l’avion de St-Ex s’est abîmé au large de Riou. Quant à la gourmette, Il n’y a maintenant plus de doute sur son authenticité, d’ailleurs, personne n’a fait la démonstration que c’était un faux.

Depuis que le pêcheur Jean-Claude Bianco a remonté le bijou dans son chalut il y a plus de cinq ans, les recherches ont redoublé pour tenter de retrouver l’épave de l’avion de l’auteur de « Courrier Sud » et « Pilote de guerre ».

En mai 2000, un plongeur professionnel, Luc Vanrell, a déclaré aux autorités l’emplacement de débris d’un P38, qu’il avait repérés par 70 mètres de fond au large de Marseille. La zone de répartition des débris était très dispersée, sur 1 km de long et 400 m de large.
Un autre plongeur et historien amateur Philippe Castellano est certain qu’il s’agit de morceaux de l’avion de St-Ex.

Mais les recherches sur le site sont interdites et l’autorisation de remonter des pièces n’est donnée qu’en octobre 2003. Les pièces récupérées, grâce notamment aux moyens de la société d’ingénierie sous-marine Comex, sont décapées, nettoyées. Sur un panneau du caisson du turbo-compresseur, localisé sur la poutre gauche de l’avion, les chercheurs découvrent, selon leur rapport de prospection, « une série de quatre chiffres isolés et gravés manuellement »: 2734, suivis de la lettre L pour left (gauche).

Il s’agit, note le rapport, « du numéro de fabrication d’usine que l’avionneur Lockheed apposait (et appose toujours) sur ses avions lors de leur mise en chantier sur une chaîne de montage ». Ce numéro civil correspond, sur le tableau de concordance de l’US Air Force, au matricule militaire 42-68223, celui de l’avion de Saint-Exupéry.

Cette découverte ne permet cependant pas d’expliquer les causes de la disparition du père du « Petit Prince ». Un « crash » provoque une « explosion totale » de l’appareil, compliquée par « soixante ans de chalutage » qui ont dispersé les pièces. Des pliures et déformations relevées sur le métal du turbo-compresseur tendraient seulement à indiquer que l’avion a touché l’eau pratiquement à la verticale, à grande vitesse.

 
Mardi, 12 octobre 2004 Rétrospective